Intérêt de la mesure du ROS
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Voir aussi : - Le ROS, rapport d'ondes stationnaires -  Le coupleur directionnel - Utilisation du ROS-mètre -

Le ROS-mètre est apparu dans les stations de radioamateurs à partir des années 1970, quand se sont répandus les stations commerciales, moins rustiques que le matériel de surplus ou les réalisations "maisons". Auparavant, les rares OM à vouloir mesurer le ROS ou le TOS dans le câble coaxial d'alimentation de leur antenne utilisaient un pont ou un "Monimatch" (appelé parfois "Mickeymatch") fabriqué à partir d'un tronçon de câble coaxial (voir coupleur directionnel HF). En HF, il était fréquent d'utiliser une antenne dite "long fil", en réalité un fil de longueur quelconque déployé au mieux et adapté côté émetteur par un filtre en Pi. Comme l'antenne commençait dès la sortie de l'émetteur, les ondes stationnaires étaient très bien acceptées.

Côté émetteur

Les amplificateurs de puissance à tube supportent sans grand risque une mauvaise adaptation d'impédance à leur sortie. Ce n'est pas le cas des amplis à transistors pour lesquels une surtension est généralement fatale, ce qui se produit lorsque la ligne sur laquelle ils sont branchés est le siège d'un ROS important. Ces émetteurs à transistors ont généralement une impédance de sortie proche de 50 ohms et sont normalement branchés sur une ligne coaxiale de cette impédance. La mesure du ROS sur la ligne en sortie est donc une question de survie. La plupart des émetteurs modernes sont équipés d'un circuit de protection qui réduit automatiquement la puissance de sortie afin de limiter les risques de surtension dus au ROS.

Côté ligne

L'origine du ROS dans la ligne d'alimentation d'une antenne est une mauvaise adaptation de l'impédance au point d'alimentation de l'antenne avec l'impédance caratéristique de la ligne. En utilisant une boîte de couplage près de l'émetteur on peut dissimuler le problème à celui-ci ; mais le ROS subsiste entre la boîte et l'antenne et les ondes stationnaires dans le câble coaxial risquent de provoquer des surtensions et des claquages dans le câble ou au niveau des raccords. De toutes façons ces ondes stationnaires provoquent des pertes d'énergie à l'intérieur du câble, énergie qui ne sera pas rayonnée par l'antenne. Ici la mesure du ROS est une "mesure d'économie d'énergie"...

Côté antenne

Une mauvaise adaptation d'impédance implique que l'impédance au point d'alimentation de l'antenne n'est pas égale à celle de la ligne. La mesure de ROS permet de connaître l'ampleur de cette désadaptation qui peut survenir brutalement (après une tempête, par exemple) et de guider vers l'origine du problème.
En traçant la courbe de ROS d'une antenne en fonction de la fréquence on peut s'assurer que celle-ci est parfaitement taillée. En supposant que le ROS maximum supportable par l'émetteur soit de 3, on peut déterminer, par une mesure rapide, la bande passante de l'antenne et noter les limites de fréquences utilisables. Voir : Bande passante d'une antenne



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