Le gonflage du ballon
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L'expérience de l'an 2000

Un premier tir en juin 2000 s'était soldé par un échec : pris dans une rafale de vent, l'enveloppe en cours de gonflage avait été arrachée des mains des opérateurs et s'était envolée sous le regard déçu de tous les spectateurs présents. A l'automne, une méthode beaucoup plus sûre avait été étudiée et mise en application. Encore améliorée elle fut utilisée ce 8 juin 2002.
Le ballon de l'an 2000 (195ko).

L'aire de gonflage

Elle est très proche de l'aire de tir, éloignée de bâtiment hauts, à l'abri du vent dans la mesure du possible.
L'enveloppe est d'une fragilité difficile à imaginer : un ongle, un gravier ou un angle vif peuvent suffire à amorcer une déchirure. Les opérateurs portent des gants de latex médicaux. L'aire de gonflage (26 ko).

L'hélium

C'est un gaz rare, non inflammable, beaucoup plus léger que l'air, fossile et cher. La bouteille (voir photo) est munie d'un détendeur et de deux manomètres qui permettent d'abaisser la pression de 200 bars à la pression atmosphèrique. Elle a fourni les 7,5 mètres-cube nécessaires. Voir hélium.



Procédure de gonflage

L'opération est longue, de l'ordre de 40 minutes. Le tuyau branché sur le détendeur est relié au manchon de gonflage et maintenu manuellement. Pendant tout ce temps l'enveloppe qui se gonfle lentement est maintenue par deux opératrices. L'hélium s'accumule dans le haut de l'enveloppe qui est très molle.
Remarquer l'utilisation des gants chirurgicaux.


Le tarage

Le poids de la nacelle est de 2180 grammes. Pour obtenir une vitesse ascensionnelle de 5 m/seconde et un éclatement à 33000 mètres, l'enveloppe doit être gonflée de façon à soulever tout juste une masse de 3990 grammes. Cette tare de presque 4 kg est constituée d'un petit cubitainer contenant de l'eau. L'équilibre est obtenu en ajoutant ou relachant de l'helium.

Le lâcher

La ficelle qui sert de suspente est nouée solidement à la manchette en latex à la base de l'enveloppe. La fermeture de l'enveloppe est ainsi assurée et l'hélium ne peut s'échapper.
L'enveloppe est lâchée progressivement, entraînant le parachute. La nacelle est transportée vers le centre de l'air de tir pour éloigner le ballon du paravent. Voir le vol.