La descendance de Nicolas PIERRAT et Marie HENRY
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Le présent document a été distribué lors de la rencontre des cousins PIERRAT le 30 avril 2000 au Val-d'Ajol (88). Y était joint la descendance de Nicolas PIERRAT et Marie HENRY jusqu'à nos jours. Pour des raisons de discrétion les actes postérieurs à 1900 ont été enlevés du tableau.


L'étymologie du nom

On peut affirmer sans grand risque que PIERRAT vient du prénom PIERRE, au même titre que PERRIN, PERREAU, PERRON, PERNOT, PIERROT, PIERSON, PIERRET, PERON. Certains ouvrages soulignent l'origine vosgienne de PIERRAT tandis que PIÉRAT avec un seul R se rencontre principalement dans la région lyonnaise. Dans la paroisse de Vagney au 18ème siècle les PIERROT et les PIERRAT sont en nombre à peu prés égal ; malgré les variations orthographiques fréquentes à cette époque il semble bien qu'il n'y ait rien de commun entre les deux noms.

L'origine des PIERRAT

Avant 1700 les documents sont plus rares, il n'est pas possible d'avoir des statistiques très fiables. L'analyse des relevés de mariages pour le 17ème siècle sur tout le département des Vosges montre plusieurs foyers :

- Gérardmer : 42 entre 1601 et 1700
- Saulxures-sur-Moselotte : 10 entre 1667 et 1700
- Corcieux : 8 entre 1662 et 1700
- La Chappelle-devant-Bruyère : 3 entre 1666 et 1700
- Saint-Rémy : 2 entre 1630 et 1700
- La Bresse : 1 entre 1610 et 1700
- Champdray : 1 entre 1621 et 1700
- Épinal : 1 entre 1682 et 1700
- Remiremont : 1 entre 1614 et 1700
- Grandvillers : 1 entre 1632 et 1700

Ces résultats sont confirmés par les chiffres relevés pour le 18ème et 19ème siècle, ce qui minimise l'influence de la perte des registres antérieurs à 1700 dans certaines paroisses.
En ce qui nous concerne, il n'a pas encore été possible de remonter au delà de Nicolas PIERRAT marié à Marie HENRY dont le fils Nicolas est né en 1721 (voir annexes)

Il paraît qu'il y aurait aujourd'hui 4353 porteurs du nom en France.
L'annuaire électronique dénombre actuellement 398 abonnés dans les Vosges pour :
- 82 dans toute la Région Parisienne.
- 117 en Meurthe et Moselle.
- 54 dans toute l'Alsace.
- 31 en Haute-Saône.
- 26 en Moselle.
- 6 dans la Haute-Marne et dans le Territoire de Belfort.
- 4 dans la Meuse
- 0 en Corse...

Trois villages à travers les âges.

Faute de documents plus anciens nous considérerons la vallée du Bouchot : Rochesson, Sapois et Vagney comme le fief de la branche qui nous intéresse. Avant la Révolution, la paroisse de Vagney couvrait un large secteur : Basse-sur-le-Rupt, Gerbamont, Rochesson, Sapois...
Vagney : apparaît au 11éme siècle sous l'orthographe "WAHINIACO" qui évolue en "WAHINEIS" (1147), "WANGNEIS" (1246), "WAHEGNEY" (1344), "VAINGNEY" (1425), "VANGNY" (1554) et "VAGNEY" en 1789 avec toute une foule de variantes.
Rochesson : première mention connue en 1407 : "ROURSSECHONS" qui se transforme en "ROCECHON", "ROUGESSON", "ROCHETESSON"... Dans les registres paroissiaux on trouve des "ROCHSON" voire "ROCHON" dans l'acte reproduit en annexe A.
Sapois : peu de fantaisie dans l'orthographe du nom depuis le 14ème siècle où le nom de "SAPPOY" apparaît. On trouvera quelques "SAIPOY" et "SAPOIX". Au début du siècle dernier 844 habitants étaient recensés à Sapois pour 664 actuellement (d'aprés le calendrier des PTT). Le nombre de 1010 habitants a même été atteint en 1847.


Qui se mariait avec qui en 1851 à Vagney ?

 Un : de : épousait une :  de :
 rentier  Dompaire  sans profession Vagney 
 cultivateur  Vagney cultivatrice    Sapois
 cultivateur  Raon  cultivatrice  Vagney
 cultivateur  Tholy  cultivatrice  St Amé
 cultivateur  St Amé  cultivatrice  Vagney
 horloger  Vagney  cultivatrice  Basse/ le Rupt
 fileur de coton  Ste Croix aux Mines  ouvrière de fabrique  Basse/ le Rupt
 tisserand  Ramonchamps  tisserande  Ramonchamps
 contremaître de corderie  Vagney  ouvrière de fabrique  Raon
 fondeur en métal  Suisse  ouvrière de fabrique   ?
 ouvrier mineur  Haute-Loire  tisserande  Ramonchamps
 boucher  Remiremont  sans profession  Vagney
 cultivateur  Vagney  cultivatrice  Vagney
 tailleur de pierre  Val d'Ajol   tisserande  Vagney
 propriétaire  Docelles  sans profession  Ramonchamps
 fileur de coton  St Amarin  tisserande  Bussang
 médecin  Epinal  sans profession  Vagney
 maçon  Vagney  cultivatrice  Vagney
 contremaître tisserand  Basse/Rupt  couturière  Dommartin
 tisserand Bussang  domestique  Rupt/Moselle
 journalier  Remiremont  ouvrière de fabrique  Saulxures
 peintre en bâtiment  Sapois  journalière  Dommartin
 fileur de coton  St Amarin  tisserande  Basse/ le Rupt
 charpentier-maçon  Vagney  cultivatrice  Vagney
 tisserand  Rupt/Moselle  tisserand  Dommartin
 cultivateur  Gerbépal  cultivateur  La Bresse
 tailleur d'habit  Saulxures  ouvrière de fabrique  Bellefontaine


On remarque qu'à cette époque Vagney n'est plus un village agricole et que les déplacements de main d'oeuvre étaient déjà bien développés. Le nombre de décès pour l'année (110) est équivalent au nombre des naissances (112). Le nombre d'enfants mort-nés est considérable : 9 sur 112 (8%) mais moins que les naissances d'enfants naturels : 17 sur 112 (15%)...

La moyenne d'âge des mariés étaient à ce moment de 30 ans pour les hommes et de 27 pour les femmes. Les remariages aprés veuvage étaient rapides et fréquents (4 cas sur 27 mariages), les divorces rarissimes et les célibataires assez nombreux.
Ces données ne concernent pas uniquement les PIERRAT.

Durée de vie

A titre d'exemple voici l'âge atteint par 22 PIERRAT décédés entre 1770 et 1888 à Rochesson.
Femmes et filles
64, 80, 3, 1, 57, 80, 58, 66, 62, 69, 74, 2. Moyenne = 51 (67 si l'on exclut la mortalité infantile).
Hommes et garçons
76, 51, 72, 70, 52, 72, 49, 3, 6, 85. Moyenne = 53 (65 si l'on exclut la mortalité infantile).
On ne peut pas tirer de conclusions générales d'un si petit échantillon. La lecture des registres montre de façon évidente que les décès de femmes après accouchement et ceux de petits enfants étaient beaucoup plus nombreux que maintenant.

Quelques remarques sur les recherches dans le département des Vosges

- La base de données constituée par les Mormons ne nous apporte strictement rien (tous les documents se trouvent aux Archives Départementales).
- Une généalogie s'appuie sur des actes attestés (registres paroissiaux, état civil, actes notariés), pas sur des souvenirs. Les parents d'un enfant sont ceux qui l'ont reconnu.
- La Révolution Française a provoqué infiniment moins de pertes de documents que la dernière guerre et surtout que la guerre de trente ans.
- Les données disponibles sur Internet sont insignifiantes, ce qui n'est pas le cas du Minitel (plus de 3 millions d'actes dépouillés par des bénévoles pour la région Lorraine dont 470000 rien que pour le département des Vosges !)
- Remonter jusqu'en en 1800 est facile et rapide, jusqu'en 1700 prend du temps et fatigue la vue, jusqu'en 1600 impose d'avoir pas mal de chance.

La descendance de Nicolas PIERRAT et Marie HENRY (voir annexe 1- 25ko)

Elle est présentée sous forme de tableau où chaque ligne comporte un individu ayant reçu le nom de PIERRAT par naissance ou adoption. Les garçons, responsables de la transmission du nom lors du mariage, ont leur prénom imprimé en gras. Le nom du premier conjoint est donné à titre indicatif, de même que le nom d'un lieu, celui du mariage en général. Le chiffre qui suit un prénom permet d'en distinguer les différentes occurrences ; certains prénoms comme Jean Baptiste ou Nicolas sont restés à la mode depuis trois siècles.
Les actes de moins de 100 ans et les descendants s'y rapportant ont été enlevés pour des raisons de discrétion.
Le tableau actuel est loin d'être complet, d'abord parce que les recherches sont loin d'être terminées ensuite parce qu'il naît et naîtra encore longtemps chaque année des escouades de petits PIERRAT.
A titre d'illustration 2 actes sont reproduit dans l'annexe 2 (50ko)

Que se passait-il en France en 1721 ?

C'est la Régence de Philippe d'Orléans qui gouverne la France en attendant la majorité de Louis XV.
Fin de la peste à Marseille : 100000 morts, la moitié de la population.
Construction de l'Hôtel Matignon à Paris.
Jean Sébastien Bach compose ses "Concertos Brandebourgeois".
Watteau peint "Le Rendez-vous de chasse" et meurt la même année.