La recherche des cousins
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La généalogie descendante

Quand on a l'impression d'en avoir fini avec son arbre des ascendants (si tant est qu'on a fini un jour), on peut être tenté de rechercher tous les descendants d'un des 700 ancêtres relevés. Ce sera souvent celui dont on porte le nom. Il va falloir retrouver tous les enfants, petits-enfants... et descendants de ces petits-enfants.
Par rapport à une généalogie ascendante la recherche des descendants d'un couple présente les particularités suivantes :
- le nombre de descendants est limité, fini à un instant donné (mais il peut en naître un dans la seconde qui suit).
- ce nombre de descendants est d'autant plus difficile à connaître que l'on part de très loin. Il peut y avoir des branches que l'on perd de vue à cause de l'émigration...
La recherche des héritiers d'un défunt est une des activités des cabinets de généalogistes professionnels.

Méthodes de recherches

Il en existe un grand nombre qui dépendent des périodes, des lieux, des familles, des circonstances...

Dans le présent
- Interroger les membres de la famille encore vivants : oncles et tantes, grands-parents, cousins...
- Interroger les homonymes qui pourraient avoir un lien de parenté en leur demandant les noms de leurs ancêtres connus
- Profiter des événements familiaux : mariages, noces d'or, enterrements, cousinades...
- Collectionner les photos de groupes et faire identifier les personnages avec précision (NOM, prénoms, date de naissance, nom des parents...)
- Conserver les faire-part, les bulletins familiaux...
- Interroger l'annuaire électronique, c'est gratuit.
On peut faire remplir à chaque "cousin" une fiche (voir modèle de Fiche de famille).

Depuis 100 ans
On ne peut accéder facilement aux actes d'EC de moins de 100 ans que s'ils concernent les ascendants, descendants, frères et soeurs. Mais on peut toujours essayer de convaincre le "cousin" de faire lui-même la demande.
Les documents qui peuvent aider sont d'une grande variété :
- papiers de famille : actes notariés (testaments, titres de propriété...), lettres, monographies, livrets de famille...
- faire-part, annonces nécrologiques, annuaires,
- pierres tombales, monuments aux morts,
Le site Internet gouvernemental de Mémoire des Hommes et celui de notrefamille.com (voir page des liens) sont de très bons moyens de retrouver des fils conducteurs.

Au-delà des 100 ans
On se retrouve en terrain connu, là où on a trouvé les éléments pour construire l'arbre des ascendants. C'est à ce moment-là que l'on est content de retrouver dans ses notes et feuilles de relevés.
On s'aperçoit très vite qu'il est difficile d'échapper à un relevé systématique de tous les actes concernant des homonymes, des branches que l'on suppose être indépendantes. On en vient alors à constituer un fichier particulier de tous les DUPONT ou MARTIN de la Terre. Heureusement ce travail de bénédictin peut être effectué à plusieurs et on a d'autant plus de chance de rencontrer un "cousin" lointain lui-même généalogiste amateur, que l'on porte un patronyme courant. Parfois c'est une branche complète que l'on vient greffer au tronc issu de son propre ancêtre.

Recherche des "émigrants"

Dans toute famille il y a eu un garçon plus ou moins aventureux qui est allé s'installer ailleurs que sur la terre de ses ancêtres. Il y a toutes sortes de raisons à cela ; connaître ou imaginer la raison peut faciliter le raisonnement qui permettra de retrouver sa trace. Heureusement ces individus ne sont pas tous allés bien loin. On commencera par chercher dans les communes et paroisses voisines le fils prodigue qui se sera sans doute marié à une héritière sans frère pour reprendre la ferme familiale. Une grande partie de la population vivait de la terre autrefois. Plus difficiles à suivre sont les curés, les instituteurs, les douaniers, les militaires...
Avec le développement de l'industrie (à partir du 1er empire), les fils de paysans surnuméraires sont allés louer leurs bras dans les usines en développement. Rechercher leur trace dans les centres industriels les plus proches (utiliser les tables décennales), examiner les listes de témoins dans les actes de mariage des frères, soeurs, cousins...
Les homonymes d'aujourd'hui sont peut-être des descendants des émigrants d'autrefois. Utiliser l'annuaire électronique, notrefamille.com, mémoire des hommes... pour retrouver les localités et essayer de remonter jusqu'à eux en allant sur place balayer les tables décennales du 19ème siècle. Cette méthode ne convient guère, évidemment, pour les DUPONT ou MARTIN que l'on va trouver partout.

Outils

Notrefamille.com
Voir adresse dans Liens.
Donne une carte de France des naissances pour un patronyme et pour une période de 25 ans : 1890-1915, 1916-1940, 1941-1965 et 1966-1990. La recherche est basée sur les données de l'INSEE. Comparer l'évolution sur 4 générations est très intéressant.
Pour une poignée d'euros on peut commander un "dossier" donnant la liste des communes avec le nombre de naissances.

Mémoire des Hommes
Voir adresse dans Liens.
En donnant simplement le nom de l'individu on peut obtenir une fiche précisant :
- Nom
- Prénoms
- Nom de l'unité combattante
- Grade, matricule et lieu de recrutement
- Date, lieu et circonstances du décès
- Date et lieu de naissance
- Date et lieu de la transcription sur l'état-civil.
Ci-contre : extrait de la fiche de THIERARD Charles Donatien. Le décès a été transcrit à St-Rémy-le-Petit (08)