La forêt communale de Bourg
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Le domaine communal de Bourg-sous-Châtelet se limite pratiquement aux 36, 23 ha de la forêt communale. Celle-ci est incluse dans le bois du Châtelet qui couvre la colline du même nom et qui s'étend également sur le territoire de la commune voisine de Saint-Germain-le-Châtelet.
Contrairement à d'autres villages la superficie boisée à Bourg a peu varié depuis la Révolution, sans doute parce que la qualité du sol ne permettait guère l'exploitation agricole. Au 19ème siècle une grande partie des ressources de la commune provenait de la vente de bois : les troncs étaient utilisés pour la construction et les branches servaient de bois de chauffage pour les habitants de la commune. La forêt de Bourg appartient en quasi totalité à la commune bien qu'elle soit gérée par l'ONF.


L'affouage

En ancien français, le mot "affeu" désignait le droit qui était attribué aux habitants d'une commune de prélever du bois dans la forêt communale. Pour en profiter, il fallait résider dans le village depuis un certain temps. Il s'agissait principalement du bois de chauffage distribué à chaque "feu". Le mode de répartition pouvait varier d'une commune à l'autre et d'une année à l'autre, le partage du bois de chauffage pouvant être fait par habitant, par foyer ou par un mixte des deux. A Bourg, la répartition était faite par feu. Par exemple, si un fils et sa mère vivant ensemble sous le même toit mais dans des logements séparés entretenaient deux feux, ils pouvaient prétendre à l'affouage l'un et l'autre. Une taxe modique était réclamée à chaque affouager (on dit maintenant affouagiste) pour rétribuer le bûcheron chargé de préparer les stères et les fagots. Les arbres inutilisables pour faire du bois de charpente ou de menuiserie mais aussi les branches, sont débités en bois de chauffage.


Evolution de la productivité de la forêt et de la consommation de bois de chauffage

Les informations sont rares mais on peut avoir un aperçu de l'évolution sur 70 ans en comparant la consommation de bois de chauffage en 1822 et 1893. Les deux années sont tout à fait représentatives de la moyenne de leurs époques respectives.
- En 1822 : chacun des 25 affouagers recevait 3 stères et 40 fagots, ce qui indique une production totale annuelle de bois de chauffage de 75 stères et 1000 fagots. Sachant que cette production correspond à un demi-arpent on peut calculer la production à l'hectare : environ 300 stères. C'est ce qui est obtenu actuellement lors d'une coupe à blanc. La faible proportion de forêt mise en coupe (1 arpent = 51 ares), soit 1,4% de la superficie totale ( 65 arpents) peut laisser supposer qu'une partie importante de la forêt n'était pas encore exploitable. Les habitants étaient alors obligés de compléter leur approvisionnement dans les communes voisines ( voir annexe E).
- En 1865 la coupe produit 6 mètres-cube de bois d'oeuvre et 135 stères
- En 1893 : il y a 16 affouagers et la production totale est de 118 stères et 2000 fagots (voir annexe C). De celà il faut enlever les 16 stères et 50 fagots réservés pour le chauffage de la mairie, de l'école communale et du logement de l'institutrice. La consommation de chaque famille s'élève en moyenne à plus de 6 stères et 120 fagots. En partant du fait que la production pouvait être augmentée, on peut supposer que cette consommation suffisait pour la cuisson des aliments et le chauffage pendant la période froide.

- En 1907 : la contenance totale de la forêt est de 35,69 ha hectares. Elle est traitée en taillis sous futaie à la révolution de 25 ans avec un quart en réserve mobile. La surface de la coupe ordinaire est d'environ 1 hectare.

- En 2000 : en dehors des grumes, 46 stères ont été vendus :
- 27 stères de hêtre à 170 F/stère
- 17 stères de chêne à 160 F/stère
- 2 stères de mélange (bouleau...) à 130 F/stère
Du produit de ces ventes doivent être déduits les frais d'exploitation, bûcheronnage (abattage, mise en stère, débardage...), ce qui limite le bénéfice à quelques milliers de francs.

Quelques définitions

Comme dans tous les métiers, il y a en sylviculture un vocabulaire particulier. Ce dernier comporte des termes du français courant qui possèdent en fait un sens que le grand public méconnaît. En voici quelques définitions qui éclaireront cet article.
Triage : ensemble des forêts dont s'occupe un agent forestier.
Futaie : forêt dont le peuplement est issue de semis ou de plantation.
Taillis : mode de régénération par coupe suivi de rejet sur les souches. C'est la technique qui était utilisée au siècle dernier. Elle ne produit que des bois de faible diamètre (15 à 20 cm) tous les 25 ans.
Taillis sous futaie : à chaque coupe de taillis, de grands arbres sont conservés pour la production de semis naturel. De 1880 à 1960 environ, les forêts de notre région étaient gérées de cette manière.
Futaie régulière : par rapport au taillis sous futaie, la densité des arbres est augmentée et tous les arbres d'une même parcelle ont le même âge, le but étant de produire du bois d'oeuvre au bout de 100 à 200 ans. On opère par coupes blanches suivies de plantations. Pour limiter les dégâts causés par le gibier, on laisse les broussailles se développer autour des jeunes plants.
Futaie jardinée : mode de traitement utilisé en montagne pour éviter les effets de l'érosion occasionnés par les coupes blanches. Tous les 10 ans, les arbres mûrs sont abattus pour éclaircir les arbres en croissance et sont remplacés par de jeunes semis. Le paysage n'est que faiblement modifié après le passage des forestiers.

La gestion de la forêt de Bourg

A Bourg, 16 parcelles de 2,2 ha en moyenne sont exploitées selon trois types de coupe :
1. Régénération : coupe de récolte. On enlève les gros bois pour favoriser la croissance des jeunes semis.
Exemple : parcelle 14 (coupe hiver 2001-2002). Prévision de récolte : 75 m3 de bois d'oeuvre (gros bois susceptibles d'être sciés ou déroulés) et 70 stères de chauffage tirés des bois de petit diamètre, des essences secondaires (bouleau, charme) et des houppiers (branchages).
2. Amélioration : récolte de bois de faible qualité dans des peuplements en croissance.
Exemple : parcelle 12 (coupe hiver 1997-1998), 6 m3 de bois d'oeuvre et 10 stères.
3. Chablis : coupe de "produits accidentels" (arbres renversés ou cassés par le vent ou la neige).
Exemple : coupe hiver 2000-2001, 27 m3 de bois d'oeuvre et 46 stères issus des bois renversés par la tempête de 1999. Ces bois ont été récoltés dans 5 parcelles (environ 11 ha).
On alterne coupes de régénération et d'amélioration d'une année sur l'autre pour essayer d'apporter un revenu aussi régulier que possible à la Commune.
Actuellement les cours du bois sont soutenus, malgré les effets de la tempête, mais la demande en bois de chauffage a diminué sensiblement.

Superficie des parcelles en ha

1.   2,18            9.     1.63
2.   2,49           10.    3,57    
3.   2,13           11.    2,32
4.   2,67           12.    1,30
5.   1,97           13.    1,19
6.   1,95           14.    2,94
7.   1,35           15.    2,50
8.   2,86           16.    3,18

Le reboisement

La forêt primitive couvrait environ la moitié du territoire de la France au temps de l'homme des cavernes. Cette proportion était tombée à 15 % vers 1700. La reconquête de son territoire par la forêt s'est effectuée progressivement, en partie de façon naturelle lorsqu'elle reprend ses droits sur les terrains abandonnés par l'agriculture. Il suffit de quelques dizaines d'années pour qu'un terrain agricole se transforme en forêt. C'est ainsi qu'une grande partie de la forêt actuelle s'est réinstallée sans intervention humaine (voir cartes de 1760 et 2001).
Entre 1948 et 1971, l'O.N.F. a proposé aux communes des opérations conjointes de reboisement et d'aménagement de leur forêts communales avec l'aide de subventions du F.F.N. (Fonds Forestier National). En consultant le PAR de 1973 (Plan d'Aménagement Rural, voir référence 5a23) on constate qu'il s'agissait à l'époque d'enrésinement systématique. Ainsi, sur les 80 ha appartenant à la Commune d'Anjoutey en 1973, plus de 24 ha auraient dû être replantés en résineux (dont 20 ha d'épicéas et 2,5 ha de sapin de Douglas) et un peu plus de 3 ha en feuillus. En réalité l'enrésinement n'a pas dépassé 8 ha. Le plan d'aménagement de la forêt de Bourg établi par l'Office pour la période 1969-1998 allait dans ce sens (voir plus loin).
Actuellement le taux de boisement en France est remonté à 25% (voir réf. 5a22), il est de 42 % à Bourg.

Le plan d'aménagement de la forêt communale de Bourg 1969-1998 (5a24)

Il a été établi par l'ONF pour être soumis à l'approbation du Conseil Municipal dans le but de rentabiliser les forêts traditionnelles de feuillus de qualité estimée médiocre à l'époque pour en tirer un meilleur profit. En cette fin des années 60 le pétrole est bon marché et la consommation de bois diminue, ce qui éclaire les conclusions du rapport présenté aux autorités dans le but de faire accepter le plan d'aménagement. Voici une reproduction intégrale de ces conclusions.

"2.4. CONCLUSIONS
La forêt de Bourg-sous-Châtelet ne fournit plus que des bois de qualité médiocre, le marché actuel du bois n'ouvre plus de débouchés à de tels produits. 70 % de ces produits sont constitués par du bois de feu aujourd'hui sans valeur.
La conduite des peuplements vers la futaie de feuillus dans sa presque totalité est vouée à un échec certain. Une transformation radicale des peuplements existants s'impose par enrésinement systématique.
Cependant, la commune de Bourg-sous-Châtelet est une petite commune rurale très pauvre (35 habitants) ne pouvant investir que très peu en forêt. D'autre part les habitudes de la population ne doivent pas être bouleversées. A cet effet, nous proposons que la forêt soit divisée en deux séries, à savoir :
- une première série d'enrésinement dans un premier laps de temps correspondant à deux rotations de 15 ans ;
- une seconde série d'amélioration pour le reste de la forêt, à la rotation de 15 ans."

Comme on peut l'apprendre dans le reste du rapport la superficie concernée (1ère série) représente 15,5 hectares, c'est donc presque la moitié de la forêt communale qui allait être rasée pour être replantée en futaie de sapin (55%), épicéa (25%) et hêtre (20%) par enrésinement généralisé.
Tous ceux qui apprécient de se promener en toutes saisons sous les hêtres, chênes, charmes, bouleaux... aux couleurs changeantes, ne pourront imaginer sans effroi le sort auquel a échappé la forêt communale. Heureusement, les cours du bois qui se sont envolés après 1973 et la clairvoyance du garde forestier en poste à l'époque ont permis d'éviter celà. Par la suite, la population du village s'est enrichie de citadins venus chercher à Bourg une qualité de vie qui ne se mesurait pas en mètres-cube par hectare.

Le rôle de l'ONF

L'exploitation de la forêt communale est confiée à l'ONF (Office National des Forêts) qui s'occupe des coupes, détermine les travaux d'entretien à effectuer assure la surveillance... Ce sont les techniciens de l'Office qui établissent le budget d'exploitation, recettes et dépenses prévisionnelles avant de le soumettre pour approbation au Conseil Municipal, le but étant de rentabiliser au mieux ce bien productif en fonction des impératifs économiques mais aussi des souhaits de la population qui considère la forêt comme un lieu de détente.

En dehors des coupes, les travaux supervisés ou effectués directement par l'ONF sont très diversifiés :
- inventaire des essences,
- étude des parcelles à régénérer,
- repiquage,
- surveillance de l'état des chemins d'exploitation et de leur entretien,
- débroussaillage, arrachage des ronces par hersage.

En quelques décennies, les techniques utilisées par les agents forestiers de notre secteur se sont nettement améliorées en redevenant plus "naturelles". Le but étant d'intervenir avec le maximum de précaution :
- L'usage des produits chimiques est simplement banni.
- Les bois morts et branchages sont souvent laissés en place au nom de la biodiversité.
- Pour éviter le tassement du sol, les engins travaillent le plus possible à partir des chemins.
- Le rajeunissement des parcelles se fait en enlevant les gros bois et en complétant par repiquage si cela est nécessaire.

Les arbres et les animaux

Les essences rencontrées dans le bois de Bourg appartiennent principalement à la catégorie des feuillus :
- hêtre commun, le plus fréquent, excellent bois de chauffage.
- charme, bois dur qui rejette bien de souche et fournit un très bon bois de chauffage.
- chêne pédonculé, ses glands sont munis d'une tige fine assez longue.
- chêne rouvre, aux glands sans pédoncules. Bois d'oeuvre très recherché.
- bouleau verruqueux, reconnaissable à son écorce blanche argentée. Se plaît à Bourg.
- frêne commun, assez exigeant, il aime les vallées humides mais pas les eaux stagnantes
- aulne glutineux, au bois rouge et aux feuilles en forme de coeur.
- saule marsault, se reproduit facilement et pousse très vite.
- merisier. Cerisier sauvage qui semble bien aimer le sol du canton.

Les résineux sont présents avec quelques épicéas, des sapins pectinés et des sapins de Douglas.

Du côté des arbustes on rencontre :
- Noisetier, très visité par les écureuils en automne.
- Sorbier, aux grappes de fruits rouges et aux feuilles composées de folioles dentées.
- Bourdaine, ou bois noir, aux baies de la taille d'un petit pois, rouges puis devenant noires.
- Sureau aux grappes de fruits noirs.

La forêt de Bourg est fréquentée par des chevreuils, que l'on croise souvent par deux, et par des sangliers. Les cerfs sont rares mais avec un peu de chance et de précaution on peut faire connaissance avec une foule d'animaux plus petits : blaireau, fouine, belette, renard, loir gris, hérisson, buse, pic épeiche et pic vert, chouette...
Les couleuvres, qui pullulaient autrefois à l'orée du bois, ont quasiment disparu. Peut-être à cause des rapaces qui se sont développés depuis qu'ils sont protégés.
Malgré les risques de dégradation que font peser les gros animaux sur les plantations forestières, les techniciens de l'ONF considèrent ceux-ci avec bienveillance.



Annexe A : Séance du Conseil Municipal du 14 septembre 1820

Extrait de la délibération concernant l'affectation de la coupe de 1821

"... décide que la moitié de la coupe ordinaire de 1821 contenant un demi arpent sera vendue sur pièce pour être façonnée par lots et que le montant en sera versé dans la caisse municipale évalué à 100 francs. Quant à la deuxième question, l'autre moitié de la coupe ordinaire dudit exercice 1821 sera partagée entre tous les affouagers par part égale et portion moyennant taxe. Ce canton pourra produire à peu près 3 stères de bois et quarante fagots à chaque affouager."

Annexe B : Séance du Conseil Municipal du 22 mai 1821

Extrait de l'arrêté du budget 1822.

"La commune, ayant des dépenses extraordinaires très considérables à supporter pour la quote part à raison de 1/6 dans la réparation de l'église paroissiale et du mur de clôture du cimetière, la refonte de la cloche et la construction du presbytère d'Anjoutey, n'a pas de moyens pour y faire face qu'en vendant un canton de bois de l'âge de 25 à 30 ans situé dans la forêt communale de Bourg faisant partie de celui qu'il a laissé en réserve pour subvenir à ses dépenses extraordinaires comme celles portées au présent budget. La vente proposée par la délibération particulière ci-jointe n'étant point comprise dans les assiettes établies pour fixer annuellement la coupe affouagère à délivrer moitié en nature et l'autre pouvant être vendue. L'étendue de ce canton de bois peuplé de chêne, hêtre, charmille et bouleau est évalué approximativement à la somme de 600 F."

Annexe C : Séance du Conseil Municipal du 22 novembre 1893

Estimation de la coupe

"Vu le procès-verbal établi par l'Administration forestière relatif au vote dû au Trésor pour frais d'administration des bois savoir :
Coupe ordinaire
- Bois d'industrie 6 mètres-cube à 15 F 90
- Bois de chauffage . 118 stères à 4,50 F 531
- Fagots 2000 à 7F le cent 140
Total 761

De laquelle somme il faut déduire :
1) Pour frais d'exploitation 154,90
2) Pour travaux mis en charge 8,45

Reste 597,65
Frais de régie par l'Etat 29,88
..."

Annexe D : Séance du Conseil Municipal du 12 janvier 1822

Demande réitérée d'être autorisé de vendre un canton de bois de 65 ares ou une coupe par anticipation pour subvenir aux dépenses extraordinaires de la caisse municipale.

sur Bourg 35. 73. 29
sur Anjoutey 1. 04. 29
36. 77. 58
arp. de 1763 33. 34. 48
complément 3. 43. 10

Le Conseil Municipal de la Commune de Bourg réuni en vertu d'autorisation supérieure au lieu ordinaire de ses séances sous la présidence de Mr Joseph SAUVAGEOT Maire, présents les sieurs Jean Claude BRUANT Vieux, Jean Claude POIRRIER, Joseph MONNIER, Pierre BEGUE (Jeune), Jacques SAUVAGEOT, Jean Pierre SAUVAGEOT fils de Thomas, Thomas BALME, Jean Claude SAUVAGEOT (gros) et Albert SAUVAGEOT, tous membres du Conseil.
Après avoir pris connaissance de la réponse faite par Mr MARCELOFF, inspecteur des forêts de l'arrondissement de Belfort, en date du 29 novembre 1821 en réponse à la seconde délibération du 27 août précédent, le Conseil Municipal a l'honneur de représenter très respectueusement à l'administration supérieure :
Qu'il y a erreur dans la contenance de la forêt communale de Bourg annoncée par Mr l'Inspecteur d'après le plan dressé en 1763 qui portait l'étendue à 65 arpents 29 perches d'ordonnance faisant 33 hectares 34 ares 48 centiares mesure métrique. Ce n'est point la contenance actuellement peuplée de bois, laquelle, d'après l'arpentage fait en 1810 et 1811 pour la formation du Cadastre, comprend 35 hectares 73 ares et 29 centiares, ce qui est supérieur de 2 hectares 38 ares 81 centiares à l'arpentage de 1763 qui proviennent des repiquages faits par la Commune depuis environ 30 ans pour se ménager une ressource au besoin, telle que la nécessité se présente aujourd'hui.
Il était bien facile à l'époque d'établir 30 ?? Dans cette forêt communale, la population alors n'étant que de 14 à 15 affouagers, tandis qu'aujourd'hui elle est de 25, augmentant d'années en années, cette commune n'étant composée que de pauvres cultivateurs en général dont les facultés sont très bornées. Le Conseil supplie de nouveau l'administration supérieure d'autoriser la vente de 65 ares à prendre sur l'excédent signalé ci-dessus pour être à même de remplir l'objet de la première délibération prise le 22 mai dernier.
Fait et délibéré à Bourg les jour, mois et an que devant.

Note :
Avant le système métrique, les superficies de terrain se mesuraient entre autres en arpents et perches, unités qui n'avaient pas la même valeur d'une région à l'autre. Il y avait 100 perches dans un arpent. Un rapide calcul nous permet de retrouver les équivalences en unités actuelles de l'arpent utilisé à Bourg (il s'agit ici de l'arpent forestier) :
1 arpent = 51,07 ares ou 5107 m²
1 perche = 51 m²

Annexe E : Séance du Conseil Municipal du 18 avril 1823

Emploi de la coupe

"...
Considérent que cette commune composée de 28 chefs de famille ne reçoit annuellement de ses forêts que de très petites portions de bois qui ne suffisent pas pour la moitié de la consommation et que la vente annuelle d'une partie de la coupe ordinaire a été très nuisible aux habitants qui ont été obligés de s'approvisionner dans les communes environnantes.
Considèrent que l'intérêt des habitants exige que la coupe qui sera martelée en 1824 sera partagée en totalité entre les affouagers....

Annexe F : Séance du Conseil Municipal du 11 mai 1823

Arrêté du budget de 1824

"... Recette totale : 382,60
... Dépense totale : 363,97
..."