Evolution de la population
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(voir références 5a3, 5a4 et 5a5 dans les sources)

Aux environs de 1690. En se basant sur le nombre d'actes par décennie (baptêmes, mariages et enterrements), on peut estimer à quelques familles et entre 15 et 25 le nombre des habitants. Il est vraisemblable que la population ait été décimée pendant la Guerre de Trente ans et ne s'en remette que péniblement.

En 1751 notre village comptait 14 feux, soit approximativement 50 à 70 habitants. A partir de 1803 des recensements plus précis permettent de suivre l'évolution du nombre d'habitants (courbe).

Entre 1833 et 1858 le nombre d'habitants passe par un maximum qu'il n'a plus jamais atteint depuis. Toutes proportions gardées, Bourg fait penser à ces villes-champignons de l'Ouest américain qui se développaient de façon explosive lors de la découverte d'un filon et agonisaient ensuite lors de l'épuisement de ce dernier.
Des ouvriers tisserands de tous les villages alentours viennent s'installer à Bourg. Certains logent chez leurs employeurs, "fabricants" ou "propriétaires de tissage".

A cette époque, la plupart des hommes savent écrire leur nom mais rares sont les jeunes femmes capables de signer au bas de leur acte de mariage.

En 1852 c'est l'hécatombe chez les nouveau-nés : sur 6 décès, 5 concernent des bébés de moins de 10 mois.

Entre 1858 et 1872 la moyenne annuelle des naissances était de 2,6 tandis que la moyenne des décès était de 3, chiffres qui concordent avec la décroissance de la population (voir courbe).

A cette période, l'espérance de vie est de 46 ans pour les hommes et de 50 ans pour les femmes, ce qui n'empêche pas 25 à 30 % de la population de dépasser l'âge de 70 ans mais environ 10 % des nouveau-nés ne survivent pas. Le nombre de naissances d'enfants naturels est assez élevé : 9/37 (24%).
Pour différencier les nombreux homonymes, on utilise des surnoms qui se retrouvent dans les actes administratifs (état-civil, cadastre...). En 1840 coexistent trois SAUVAGEOT Jean Pierre : le plus ancien est surnommé "Jean Pierre de Thomas", du prénom de son père, le second "jeune" ou "adjoint" puisqu'adjoint au maire et le troisième "dragon", sans doute à cause de son affectation dans un régiment de dragons. A la même époque on trouve un SAUVAGEOT Nicolas dit "canonnier".

A partir du dernier quart du 19ème siècle les progrès de l'agriculture, l'apparition des premières machines agricoles favorisent l'accroissement de la surface cultivée par exploitation. La part de la population vivant de la terre diminue sensiblement. Le nombre d'habitants se stabilise vers 30 à 40.

En 1981 la population est de 85 habitants dont 40 enfants (5a14).

Le dernier recensement, en 1999, a établi que nous étions 126 habitants dont 66 hommes et 60 femmes. Une population qui a quadruplé en 30 ans.

Noms des familles de Bourg

Au fil du temps des familles s'installent, des enfants naissent, des couples se marient, des anciens décèdent et des gens partent. La population évolue et les patronymes changent. Voici un échantillon des noms cités en 10 ans dans les registres de l'état-civil vers 1700, 1800 et 1900.

Entre parenthèses : nombre de citations du nom en 10 ans.

1700
SAUVAGEOT (8), BRUAND (7), CHEVIRON (3), FOUET (2)
Ne sont cités qu'une fois : BARME, MARCHAL, MERLET.

1800
SAUVAGEOT (25), BRUANT (11), MONNIER (7), BEGUE (6), MERLET (6), MATHIEU (5), CHALANDY (3), BALME (2),
Ne sont cités qu'une fois : SCHWALME, TISSERAND, VAUCLER.

1900.
SAUVAGEOT (18), FROSSARD (8), KACHLER (5), BEGUE (4), ORIAT(3), CHAPPUIS (3), BULTEURE(3), DERUNTZ (2), LAMBALOT (2), MATHIEU (2), POIRIER (2), VAILLANT (2).
Ne sont cités qu'une fois : BARTHELET, BELET, BLIND, CHEVRELOT, DURLIAT, FOUEY, GIRARD, LAMIELLE, MONNIER, PETITJEAN, PIOT, ROY, THOMAS.