Histoire de Bourg-sous-Châtelet
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nota : les références entre ( ) se réfèrent au sources.


On a vu par ailleurs qu'à quelques kilomètres au nord de Bourg passait la voie romaine Langres-Strasbourg. Le chemin Mandeure-Belfort-Rougemont traversait vraisemblablement le village actuel de Saint-Germain.

A l'époque mérovingienne des points de peuplement existaient en de nombreux endroits de la Trouée de Belfort dont les plus proches de Bourg étaient situés sur les communes de Saint-Germain et d'Etueffont-Haut.

Entre le X° et le XII° siècle, un château et une chapelle castrale auraient existé à Saint-Germain. Il ont disparu sans laisser d'autres traces que le mot "châtelet" que l'on retrouve dans la toponymie locale : "Bois du Châtelet". La présence du mot "châtelet" dans le nom de "Saint-Germain-le-Châtelet" et "Bourg-sous-Châtelet" est récente (1934). Pour ce dernier le terme de "bourg" ne signifie pas obligatoirement une agglomération mais désigne dans notre cas le village (villa) sis au pied ou près du château. L'orthographe du nom varie peu : "BUR" en 1576, "BOURG" en 1582, "BOUR" en 1762 (5a9).

Chronologie

1345. Jour de la Décollation de Saint Jean. Jeanne de Montbéliard, comtesse de Katzenellenbagen, confirme à Jean de Wendelsdorf (Vendlincourt) le fief tenu d'elle par Petermann et Henri de Spechbach et que tenaient avant eux leurs ancêtres dans sa seigneurie de Rosemont, savoir : les hommes de La Chapelle et leurs terres ainsi que ceux de Bourg, Bethonvillers, Anjoutey, Felon, Romagny, Eteimbes et quelques sujets à Rougemont (5a10).

1441. Bourg possédait une chapelle qui fut détruite par les Armagnacs. Le village fut ravagé par la même occasion (5a3).

1729. Un procès oppose la communauté de Bourg à celle d'Anjoutey. Les gens de Bourg avaient envoyé paître leur bétail sur le finage (territoire) d'Anjoutey, prétextant une coutume ancestrale attestée par de nombreux témoins. Anjoutey a été débouté et condamné aux dépens par les juges du Comté de Belfort le 15/11/1729 (5a21).

1731. Au nom de la communauté d'Anjoutey, Jean Baptiste GIRARD écrit au sieur CALLOT procureur au Conseil Souverain d'Alsace à Colmar pour faire appel du jugement de 1929 : "... de tout temps les finages ont esté limité au quels il y a un petit ruisseaux qui fait la séparation tout du long et qui a esté tenu pour la limitte auquel les dit de Bourg nont jamais passé pour pasturrer que en crainte et quand on les attrapoit on les chassoit excepté que quelque fois ils échappoit que on ne les trouvoit point..." (5a21).

1775. Un puits de charbon est creusé entre Anjoutey et Bourg par un dénommé Prévost. Le gisement, situé à 12 m de profondeur, ne se révéla pas rentable (5a6).

1776. Construction de l'église de la toute nouvelle paroisse Anjoutey-Bourg. Le clocher n'a pas été réalisé conformément au devis. Trop bas, il ne pourra abriter qu'une cloche de 30 livres au lieu de celle de 633 livres prévue initialement. Dans ces conditions, les fidèles de Bourg ne pourraient entendre le son de la cloche. La construction non conforme est refusée (5a6).

1790. L'administration du District de Belfort est composée de 15 membres dont Jean-Claude SAUVAGEOT, maire de Bourg.

1800. La commune de Bourg trouve que sa participation aux frais de la paroisse est trop élevée et estime que la commune d'Anjoutey, beaucoup plus riche, devrait payer une plus forte contribution (5a6).

1820. Sur les 50 ouvriers tisserands (métiers à bras) de la fabrique Koechlin d'Anjoutey, 9 sont habitants de Bourg (5a6).

1821. Délibération du conseil Municipal de Bourg. Le chemin vicinal est en très mauvais état. Il serait recommandé de creuser les fossés. La terre grasse sera rejetée sur les bords opposés au chemin et la terre de sable sera étalée sur la route afin de "régaler" les trous (5a6).

1822. Le bûcheron chargé de la coupe est traduit au tribunal de simple police par la commune pour avoir débité le bois de chauffage à la hache au lieu de la scie. En outre les 1500 fagots ne comportent qu'un seul lien au lieu de deux et ni leur longueur ni leur circonférence ne font un mètre. Pourtant, le prix payé était très élevé (5a19).

1822. Le 5 juillet à 17 heures, un violent orage, accompagné de grêlons de la grosseur d'une noix, détruit en trois minutes une grande partie de la récolte : blé, seigle, orge... sont égrenés sur pied, les arbres fruitiers sont cassés, de nombreux oiseaux sont tués et des vitres sont brisées (5a19).

1822. "...Désirant témoigner l'amour des habitants de cette commune envers nos princes légitimes et l'auguste dynastie qui règne sur le trône des Lys, le Conseil Municipal vote, pour l'acquisition du domaine de Chambord en faveur de son Altesse Royale Monseigneur le Duc de Bordeaux, une somme de 1 franc." (5a19).

1822. Mise en service par Nicolas KOECHLIN de Mülhausen (Mulhouse) du tissage à bras de Bourg. Il emploie 8 tisserands sous la direction du maître tisserand Jean Pierre BEGUE. Un an plus tard ils seront 20. Le fil de coton vient de Masevaux (5a21).

1823. Le 23 mai, ont comparu devant le maire de Bourg trois personnes d'Anjoutey ayant été reconnues avoir arraché de l'herbe dans les jeunes taillis pour la nourriture de leur bétail. (5a6).

1824. Le chemin d'Anjoutey à Saint-Germain traverse la commune de Bourg sur 620 mètres. Sa largeur varie entre 3 et 6 mètres et il est en très mauvais état. A l'entrée du village, le ruisseau coule sur le chemin sur une longueur de 70 mètres. La construction d'un pont pour les voitures est indispensable. Pour ce faire, on coupera 6 chênes dans la forêt et on achètera une parcelle de terrain à Jean Claude BRUANT "vieux" pour creuser un canal sur une longueur de 80 mètres. Etant donné que l'eau du ruisseau va au Moulin de Saint Germain, le sieur MONNIER, meunier et propriétaire dudit moulin, est tenu de verser la somme de 70 francs pour couvrir une partie des frais (5a19).

1826. Le manufacturier Nicolas KOECHLIN possède 2000 métiers, pour la plupart à Mulhouse mais 58 métiers travaillent pour lui à Anjoutey, 50 à Bourg et 80 à Etueffont. Le métier à pédale et à chasse-navette, métier à bras, n'utilise que l'énergie humaine pour fonctionner. Les ouvriers, qui étaient parfois des enfants de moins de quinze ans, constituaient une grande partie des 150 habitants qui habitaient le village vers 1830 (5a3).

1828. Pour éviter les frais liés à l'achat et au transport des pierres nécessaires pour les travaux communaux le Conseil Municipal demande l'autorisation d'ouverture d'une carrière au lieu-dit "Gros Pré" (au bord du ruisseau de Bourg, dans la partie nord-ouest de la forêt, sur une parcelle de 16 ares appartenant à la Commune et qui avait déjà été exploitée en tant que carrière un grand nombre d'années auparavant. (5a19).

1830. La population est de 153 âmes, composée d'habitants laborieux mais généralement pauvres. La Commune n'a pas les facultés d'établir une école primaire comme le préconise l'administration royale. Les classes d'hiver s'étalent du 1er novembre au trente avril. Les enfants indigents reçoivent une instruction gratuite mais les autres versent 0,4 francs par mois. (5a19).

1830. Le salaire annuel du secrétaire de mairie, un officier en retraite habitant Anjoutey, est de 25 francs tandis que celui du garde-champêtre est de 12 francs.

1831. Un instituteur est nommé à Bourg à condition que celui-ci soit hébergé chez les parents d'élèves. Le Conseil Municipal refusera, les élèves iront donc à l'école à Anjoutey jusqu'en 1838 date de la création d'une école communale à Bourg (5a6). Pour être instituteur il est nécessaire d'être en possession d'un brevet de capacité délivré par le recteur de l'académie et d'un certificat de moralité légalisé par le préfet du département.

1834. Deux petits tissages sont imposés au titre des revenus des établissements industriels, celui de Pierre BEGUE et celui de Jean Claude BRUANT.

1834. Animaux domestiques à Bourg : 18 vaches, 2 boeufs, 6 chevaux, 38 porcs, 6 moutons, 120 poules, oies et canard. Presque chaque foyer possède 1, 2 ou 3 vaches (5a21).

1835. Bourg compte 159 habitants dont 36 enfants des deux sexes en âge de fréquenter l'école (6 à 14 ans). Parmi ceux-ci, 19 indigents. La classe est assurée par Georges BEGUE, instituteur, dans un local loué par la Commune. On y apprend la lecture, l'écriture, l'arithmétique et le catéchisme. Un projet de construction d'une maison d'école dans le haut du village est à l'étude. (5a19).

1845. Réception définitive de la maison d'école. Coût total 5455,49 francs. (des lacunes dans les délibérations archivées interdisent d'en savoir plus). (5a19).

1850. Très mauvaise récolte de pommes de terre. Celles-ci représentent de 50 à 80 % de l'alimentation. Voici quelques prix exprimés en journée de travail d'un ouvrier moyen (1,25 franc) :

- 9 litres de pomme de terre 1 j
- 8 litres de lait 1 j
- 1 kg de beurre 1,2 j
- 1 veau ou un mouton 12 j
- 1 porc 25 j
- 1 vache 80 j
- 1 cheval 200 j
- 1 hectare de pré médiocre 1000 j

1852. 24 familles se partagent l'affouage (5a19). 10 familles vivent de l'agriculture et utilisent 10 chariots et 8 charrues tirés par 3 chevaux, 1 boeuf et 14 vaches. Une vingtaine de propriétaires possède des terrains à Bourg sans les exploiter eux-mêmes.

1853. Le Conseil Municipal et son maire prêtent serment : "Je jure obéissance à la Constitution et fidélité à l'Empereur" (5a19).

1854-1856. L'industriel Ferdinand BOIGEOL fait réaliser à Bourg et à Chaux des sondages pour rechercher le prolongement des gisements de charbon de Ronchamp et Champagney. Sans succès (5a12).

1858. Vu que le nombre d'enfants en âge de fréquenter l'école ne dépasse pas 20, la Commune peut obtenir une sous-institutrice pour diriger l'école. Le Conseil Municipal demande unanimement une soeur du couvent de Ribeauvillé et s'engage à payer la somme de 20 francs par an. (5a19).

1868. Construction de l'école actuelle d'Anjoutey (5a6).

1869. Les maires d'Anjoutey (Xavier MONNIER) et de Bourg (SAUVAGEOT) réceptionnent les travaux d'agrandissement de l'église et de réfection du clocher (5a6).

1871. Dans le traité de paix entre l'Allemagne et la France signé à Francfort le 10 mai 1871, Bourg est cité. L'article premier, qui résume l'état des négociations pour la restitution d'une partie du sud de l'Alsace à la France, précise que l'Allemagne est prête à accepter un territoire situé dans le bassin minier de Lorraine contre "... les cantons de Belfort, de Delle et de Giromagny, ainsi que la partie occidentale du canton de Fontaine, à l'ouest d'une ligne à tracer du point où le canal du Rhône au Rhin sort du canton de Delle, au sud de Montreux-Château, jusqu'à la limite nord du canton entre Bourg et Felon, où cette ligne joindrait la limite est du canton de Giromagny ...".

On voit qu'il s'en est fallu de peu que Bourg ne devienne un poste frontière. (5a5).

1873. Les actes de l'état-civil précisent que la commune de Bourg appartient à la "zone française du Haut-Rhin".

1890. 12 stères de bois de chauffage et 50 fagots sont attribués à "l'Ecole mixte de garçons et de filles" de Bourg et à l'institutrice dont le logement se situe au premier étage (5a20).

1892. La répartition des charges paroissiales est toujours sujet de polémiques entre Anjoutey et Bourg mais un accord sera bientôt trouvé et la part de Bourg passera de 1/6 à 1/10. (5a20).

1892. Logement et cantonnement des troupes.

L'inventaire des possibilités d'hébergement des officiers (dans une chambre), des hommes de troupes (2 soldats par lit ou matelas) et des chevaux (dans les écuries) a permis d'établir le tableau suivant :

- 3 officiers (y compris la maison d'école)
- 12 hommes de troupe
- 26 chevaux

A cela s'ajoutent 680 hommes pouvant être cantonnés dans divers bâtiments (granges...).

1894. "...le Conseil, considérant que l'école mixte de cette commune est dirigée par une institutrice, émet l'avis qu'il n'y a pas lieu de créer un cours d'adulte." (voir 1902). (5a20).

1896. La "translation" du cimetière paroissial est décidée, la part de Bourg est établie à 1/10. (5a20).

1899. Installation d'une pompe et d'une auge devant la maison commune pour un coût total de 200 francs. (5a20).

1901. Affouage : le bois de chauffage sera partagé par feu, c'est à dire par chef de famille ayant domicile réel et fixe dans la commune. Le prix d'un stère est fixé à 6 francs. (5a20).

La liste affouagère est la suivante :

1. Veuve BEGUE Eugène
2. CHABOZ Anicet
3. FROSSARD Jules
4. Veuve LAMBALOT Jean Pierre
5. POIRRIER Conrad
6. POIRRIER Jean Claude Fils
7. SAUVAGEOT François
8. SAUVAGEOT Albert
9. SAUVAGEOT Pierre
10. SAUVAGEOT Marcel
11. SAUVAGEOT Marie veuve CHAPPUIS
12. BRUANT Jean Pierre

1902. Achat d'une charrue municipale pour la culture des pommes de terre (45 francs). (5a20).

1902. "Le Maire propose au Conseil Municipal qu'un cours d'adulte serait très utile dans la Commune. Mlle GRANDJEAN, institutrice, se propose gracieusement et gratuitement pour faire ce cours vu les faibles ressources de la Commune. Le Maire entendu, le Conseil est d'avis de la création du dit cours." (voir 1894). (5a20).

1902. "Considérant que la commune n'est pas assez importante, soit comme commerce et industrie, il n'y a pas lieu de rattacher la commune aux lignes du réseau téléphonique..." (5a20).

1905. Vaccination gratuite (5a20).

1907. Par délibération du 22 février (5a8), le Conseil Municipal de Bourg décide une coupe extraordinaire de 2 hectares pour attribuer une subvention pour la construction d'un chemin de fer départemental. Celui-ci sera en service en septembre 1913, il dessert Belfort-Offemont-Vétrigne-Roppe-Phaffans-Eguenique-Menoncourt-Bethonvillers-Les Errues-Anjoutey-Etueffont et cessera ses activités en 1948 (5a6).

1909. Nomination d'un garde-champêtre (Célestin DURLIAT) avec une indemnité annuelle de 80 F (5a8).

1913. "Le conseil est d'avis de fixer à 80 m la distance minima à laquelle les débits de boissons et autres établissements ne pourront être ouverts autour des écoles." (5a20).
La carte d'état-major au 1/80000 des environs de Belfort montre bien le tracé des voies du chemin de fer d'intérêt local et en particulier le raccordement des embranchements aux Errues. On dénombre 15 maisons.

1915. Un conseiller remplace le maire Célestin DURLIAT, mobilisé (5a20).

1917. Le ministère du ravitaillement attribue dix quintaux de semences de pommes de terre aux cultivateurs de la commune. La livraison sera effectuée par le chemin de fer départemental en gare de Saint-Germain (5a20).

1917. Le logement de l'institutrice, vacant depuis 1914, sera loué aux enfants de la famille FROSSARD, sans abri depuis l'incendie de leur maison (5a20).

1919. La commune réclame à l'autorité militaire des indemnités pour dégradation des chemins par les automobiles militaires et pour déboisement dans la forêt (5a20).

1919. Achat d'un drapeau (21 francs) pour remplacer celui qui a été très endommagé par les troupes cantonnées à la mairie pendant la guerre (5a20).

1920. Arrêté municipal fixant le prix du kilogramme de pain à 1,20 franc (5a20).

1920. "...le Conseil, considérant que le nombre des enfants en âge de fréquenter l'école est de 4, est favorable à la suppression momentanée de l'école mixte..." (5a20).

1921. Achat d'un rouleau agricole communal en tôle pour la somme de 950 francs.

1921. Electrification de l'éclairage de l'église paroissiale et du presbytère d'Anjoutey.

1921. Inauguration du Monument aux Morts d'Anjoutey-Bourg. 30 habitants d'Anjoutey sur 502 ont laissé leur vie sur les champs de bataille tandis que la proportion est de 3 sur 37 à Bourg. Comme pour tous les investissements communs, Bourg participe financièrement. Le coût total est réparti comme suit : 10000 francs pour Anjoutey et 1180 francs pour Bourg. On peut constater que la répartition n'est pas proportionnelle au nombre d'habitants (5a6).

1923. Achat par la commune d'un trieur de grain pour 1600 F. Cette petite machine agricole était rangée dans l'appentis de la mairie jusqu'à la fin des années 1980 (5a20).

1929. Désaffectation du cimetière paroissial entourant l'église d'Anjoutey et élargissement de la route.

1930. Projet d'installation d'un réseau de distribution électrique à Bourg ; coût 45000 francs dont 15% à charge de la commune (5a20).

1932. Adhésion de la commune au Fonds départemental de chômage (5a20).

1934. Par décret du Président de la République, les communes de Bourg et de Saint-Germain deviennent "Bourg-sous-Châtelet" et "Saint-Germain-le Châtelet"

1939. Le dossier relatif à l'électrification du village a été égaré par les Houillères de Ronchamp. Après reconstitution du dossier par cette société, le coût du projet est en hausse de 45 % (5a20).

1942. Projet de rattachement de la commune de Bourg à celle d'Anjoutey : objections du Conseil (5a20).

1944. Installation d'une cabine téléphonique chez Edmond SAUVAGEOT (5a20).

1948. On reparle de l'électrification : une dizaine d'habitants accepte de prêter à la commune une partie des fonds manquants (5a20). En 1851, le courant passe.

1960. Construction du réseau de distribution d'eau potable.

1972. Suite à la loi du 16 juillet 1971, les fusions de communes sont à la mode. Bourg (28 hab.) et Anjoutey (358 hab.) envisagent d'unir leurs destins. La nouvelle commune aurait pu s'appeler "Anjoutey-le-Châtelet". Un autre projet aurait regroupé Petit-Magny, Etueffont-Haut et Bas, La Madeleine, Anjoutey et Bourg (5a18).

1973. Ramassage des ordures ménagères et suppression de la décharge non contrôlée. Adhésion au SICTOM (5a20).

1979. Adhésion au Syndicat mixte de gestion de la piscine d'Etueffont.

1978-1984. Etablissement du Plan d'Occupation des Sols (voir 5a14).

1983. Changement du nom des rues :

- Rue de Rougemont = Rue de la Forêt.
- Rue du Travers = Rue d'Alsace.
- CD 27 = Rue d'Anjoutey
- Chemin du Moulin inchangé

1984. Bourg quitte le canton de Giromagny pour celui de Rougemont-le-Château.

1987. Rénovation de la mairie de Bourg, en partie grâce à la contribution bénévole de ses habitants.

2001. Inauguration de la fontaine d'Agnés Descamps et de l'entrée de village côté St-Germain.

Evolution de la construction (voir 5a14, 5a20)

1751 Aux 14 feux correspondaient vraisemblablement 14 maisons d'habitations.
1824 21 maisons (voir plan 3a2)
1882 24 dont 2 ateliers de tissage (5a8)
1892 16 maisons
1920 12
1950 9
1962 8
1968 9
1975 16
1980 25 dont 1 local à vocation artisanale
1999 44
2000 47

Les maires depuis la Révolution française

Liste des maires.

Evolution économique du village (voir 5a4, 5a5, 5a6, 5a13, 5a15)

A l'écart des routes principales, éloigné de la ville et dépourvu de ressources naturelles, notre village s'est toujours fait discret. Les documents sont rares mais on peut quand même établir le schéma d'évolution suivant, sans risque de se tromper beaucoup.

Moyen-âge : à l'abri du châtelet de Saint-Germain, quelques exploitations agricoles s'établissent dans l'espace séparant Anjoutey et Saint-Germain. Le terrain est pauvre mais permet la culture du seigle, de l'épeautre et de l'avoine (5a15).

Avant 1800 : avec la Guerre de Trente ans s'est achevée une période troublée de plusieurs siècles qui avait freiné le développement de la région. La population augmente pour atteindre une centaine d'habitants.

1800-1850 : établissement de nombreux tisserands à domicile travaillant pour les fabriques mulhousiennes. Au moins deux ateliers de tissage s'installent et emploient 50 tisserands, sans compter les ouvriers chargés de l'ourdissage, montage de chaîne...

1850-1900 : déclin des ateliers de Bourg au profit des tissages mécaniques voisins et crises de l'industrie textile. Des ouvriers de Bourg travaillent à Anjoutey ou Saint-Germain, très proches.

1900-1950 : émigration vers les centres industriels urbains. La population tombe à une trentaine d'habitants.

1950-1970 : Les petites exploitations agricoles suffisent à peine à nourrir les habitants qui doivent compléter leurs revenus avec d'autres activités.

1970-1985 : le développement de l'automobile, l'accroissement des revenus et le prix des terrains aux abords des grands centres industriels encouragent les citadins à faire construire des maisons d'habitation de plus en plus loin des villes. La petite superficie de la commune et sa situation à l'écart des grands axes ne favorise pas la construction de lotissements. Pour protéger la commune contre le risque de concentration de maisons individuelles sur des parcelles exiguës, une superficie minimum de 20 ares (ramenée à 15 ares en 1991 est exigée (5a14). Cette règle aura une grande influence sur la nature du développement du village.

1985-2000 : la crise économique ralentit le développement de nouvelles constructions mais une reprise très nette est observée à la fin des années 1990. Actuellement il ne reste plus que quelques parcelles de terrain à bâtir.

L'avenir

Avant de se lancer dans une étude prospective il serait prudent de méditer les deux extraits suivants.

Lettre du Préfet de Belfort du 8/5/1972 à propos des fusions de communes.

"... La Madeleine en 100 ans a perdu 83% de sa population, Petitmagny 57%, Bourg 66% et Anjoutey 34%. A elles seules ces communes ne peuvent inverser le mouvement ni même l'arrêter ; associées, elles éviteront la modification du cadre naturel et permettront une relance de l'économie longtemps dominée par le textile en orientant les vocations de la nouvelle commune."

Remarque : depuis 1972 la population de Bourg a augmenté de 450%...

Compte-Rendu de la réunion du 30/03/1981 - Plan d'Occupation des Sols de Bourg

"Objectifs de croissance : population en 1981 = 85 habitants. Hypothèse de 5% de taux annuel d'augmentation = en 10 ans, 138 habitants. Cet objectif d'évolution, bien que plus faible que celui enregistré ces dernières années semble raisonnable, étant donné la faible demande de terrains à construire et le ralentissement remarqué dans les communes éloignées de Belfort..."

Remarque : 20 ans plus tard, l'objectif n'est toujours pas atteint.