Jour de marché à Anergui
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Pas de boulanger à Anergui, chacun cuit son pain. Pas de boucher non plus, pour avoir de la viande "fraîche" il faut attendre le jour du souk. Pareil pour les légumes, les chaussures, les vêtements, les chèvres et les moutons... Une fois par semaine le forgeron-cordonnier-maréchal-ferrant ouvre sa petite échoppe et le meunier met en route son moulin. Ce jour-là le bistrot-salon de thé ne désemplit pas, les enfants ne vont pas à l'école et on retrouve les cousins de la montagne pour prendre des nouvelles et en diffuser. C'est aussi le jour de l'échange du courrier, le facteur ne passe pas dans toutes les fermes isolées, il lui faudrait la semaine pour faire sa tournée. Le jour du souk, c'est la distraction hebdomadaire que l'on ne veut pas rater, on fait trois, quatre, dix fois le tour du marché.
On peut retrouver-là l'ambiance de foire de chef-lieu de canton et de fête au village, ces grands moments de la vie rurale que les hyper-marchés ont fait disparaître de nos pays "avancés".

 Toutes les épices de l'orient en vrac : cannelle, gingembre, poivre, café...    Melons, tomates, oignons...

 Un peu à l'écart, l'échoppe du barbier. Il faut un peu insister pour qu'il déballe une lame à rasoir neuve.    Le jour du souk, Ito tient une petite gargotte. On y apporte les légumes qu'on vient d'acheter pour qu'elle les cuise.

Voir aussi : les prix en 2005

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