La culture de la terre en montagne au Maroc
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Les chemins que nous avons suivis traversaient tous des paysages où le minéral est dominant et les cultures sont peu communes. Ce n'est pas seulement une question d'eau, la bonne terre arable est rare, on ne la trouve guère qu'en fond de vallée, là ou l'assif a déposé ses alluvions ou encore sur le plateau, quand l'érosion ne l'a pas emportée. Alors il suffit d'une source pour que les légumes poussent toute l'année.
 Un sol aride et stérile, des épis clairsemés, un jardin potager, quelques arbres fruitiers


Le paysan marocain exploite la plus petite parcelle de bonne terre.
Le montagnard va jusqu'à semer des céréales dans les champs de cailloux. Les épis sont rares mais on finit par récolter une gerbe par ici et par là. Il les entasse près des aires de battage et l'âne ou le mulet piètine les gerbes pendant des heures, jusqu'à ce que la paille et le grain soit séparés. Après cela il ne reste plus qu'à vanner à la main en laissant le vent emporter la menue paille et la poussière. Ensuite le grain sera transformé en farine à la main, dans un minuscule moulin hydraulique ou par un moulin mécanique actionné par un antique moteur diesel.
 La moisson se fait à la faucille    L'aire de battage avec son poteau central

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