Le meunier d'Anergui
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Dans l'Atlas, il n'est pas rare de découvrir sur un petit cours d'eau, ou un canal sommaire dérivé d'une rivière, une petite bâtisse dans laquelle un homme ne tiendrait pas debout. C'est sans doute un moulin. On peut en voir quelques-uns au-dessus des cascades d'Ouzoud qui fonctionnent quand le débit est suffisant.
A Anergui, le meunier a fait le choix de la modernité, même si son installation n'est pas toute neuve. Un moteur diesel rustique refroidi par l'eau d'un réservoir fait tourner un moulin agricole le jour du souk et les gens apportent leurs céréales à moudre. L'endroit est poussiéreux et le bruit assourdissant ; en outre, il faut faire très attention à ne pas se faire happer par une courroie ou un engrenage. Sur le moteur est accouplé un arbre qui porte une meule pour le fer et un disque de tronçonnage. Le meunier est aussi celui qui affûte les outils.
Ici Baouali tronçonne un bout de ferraille tandis que Youssef règle le débit du grain à la base de la trémie. La farine complète tombe dans un seau qui sera versé dans un des sacs que l'on voit à droite. Le client reçoit la farine correspondant aux grains qu'il a apportés.

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