Askerod, village de la montagne
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Sur le chemin de Tamga à Anergui, vers le vingtième kilomètre, il y a une passerelle qui permet de traverser l'Asif Melloul et de grimper sur un sentier muletier jusqu'à la crête qui domine les gorges. Ce sentier mène à Anergui, vingt-cinq kilomètres plus loin. Attention, il ne s'agit pas d'un sentier balisé et il n'y a guère que les mulets et les muletiers qui le retrouvent, quand il se perd dans les cailloux pour reparaître de l'autre côté du ravin. Sans guide, ce sera laborieux et encore, à condition de pouvoir demander son chemin en berbère. Le sentier surplombe la vallée de l'Asif Melloul et il vaut mieux avoir de bonnes chaussures de montagne capables de résister aux cailloux tranchants surchauffés par le soleil. Pourtant le coin vaut le voyage comme dit le guide Michelin. L'eau est rare mais l'air ne manque pas et les rencontres sont toujours amicales. Le soir il n'y a pas besoin de demander l'hospitalité, on vous l'offre spontanément parce que c'est plus qu'une tradition, c'est un devoir. Si votre pire ennemi frappe à votre porte, vous lui ouvrirez et vous trouverez toujours asile chez lui, le temps d'une nuit ou d'un orage. Nous avons passé la nuit chez Mohamed, un agriculteur de la montagne qui cultive avec acharnement un sol que l'on croirait stérile et élève des moutons et des chèvres. Mohamed vit là, à 1800 mètres d'altitude, avec ses parents, sa femme et son fils, ses frères et soeurs. Les enfants en âge scolaire vont à l'école à quelques kilomètres de là dans un annexe de l'école d'Askemod. Saïdia apprend l'arabe et le français mais il y a peu de chance qu'elle aille un jour au lycée, pas plus que ses frères d'ailleurs.

 
     Askemod
 
 La maison de la famille de Mohamed    La petite soeur de Saïda

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