l'Asif Melloul
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En langue berbère, un asif est un cours d'eau. L'Asif Melloul est une rivière torrentueuse qui prend sa source dans le Haut-Atlas, traverse Imilchil, Anergui et Tilougguite avant de se perdre dans le lac de Bin-el-Ouidane. Les variations de son débit sont énormes et il lui arrive régulièrement d'emporter les passerelles ou les ponts les plus fragiles, obligeant ainsi les habitants d'une rive à faire des kilomètres pour trouver un nouveau point de franchissement. Réalisés avec les moyens du bord (de la rivière) ils forcent l'admiration, surtout quand l'asif, en pleine crue, s'acharnent sur ces piles que l'on craint de voir emportées à chaque instant. Malheureusement, ces oeuvres d'art ont tendance à être remplacées par des modernes ouvrages d'art en béton. Les gens du coin ne le regrettent pas et on les comprend même si on le regrette. A l'étiage, on peut traverser à gué l'Asif Melloul en de nombreux endroits.
Grâce à lui l'arrosage et l'irrigation des cultures sont possibles tout au long de sa vallée. La moindre parcelle de terre arable placée sur ses rives est un champ ou un jardin. Mais rien ne dit que, l'an prochain, le lit de la rivière ne passera pas là où est un champ aujourd'hui car l'Asif Melloul fait ce qu'il veut et les travaux d'endiguement réalisés par les hommes ne le contrarient que provisoirement.

 
 Près de Tamga la vallée s'élargit    La piste d'Anergui suit le fond des gorges
Bergers, chèvres et moutons profitent de l'eau
 
 Une passerelle sur l'Asif Melloul    La pile du pont est un empilage de pierres et de troncs d'arbres équarris

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