de Casablanca à Beni-Mellal
Retour : Sommaire - Index

Page précédente :Sommaire

Casablanca

Circuler en voiture dans Casablanca n'est pas de tout repos, il faut avoir l'oeil partout et s'attendre au pire. Dans les ronds-points on a intérêt à faire comme si on n'avaient jamais la priorité. La signalisation est rare et il vaut mieux avoir une carte détaillée. Le coût du péage entre Casablanca et l'aéroport est de 5 DH et il faut compter presque une heure pour faire le trajet dans la journée.
Se garer dans le centre-ville est difficile, il vaut mieux choisir une quartier calme et marcher un peu. Nous avons trouvé une place facilement à quelques centaines de mètres au sud de la Mosquée Hassan II.
La mosquée est une immense et belle réalisation, bien finie dans les détails et construite avec des matériaux nobles, ce qui justifie son coût astronomique. Le contraste entre la verticalité du minaret et la parfaite horizontalité de l'océan qui s'acharne contre la digue est évident. Les gens attendent la marée basse pour se promener sur les rochers. L'air est relativement frais (25 à 28°C) mais humide. C'est la seule mosquée marocaine que les non-musulmans peuvent visiter (et encore : en dehors des heures de prière).
La Médina (vieille ville) est proche, on peut y manger pour pas cher (20 à 30 DH) et faire connaissance avec le Maroc populaire. Au mois de mai les touristes sont rares, les gamins jouent au ballon dans les rues étroites, les marchands sont un peu moins agressifs mais il vaut mieux surveiller ses bagages. Malgré son apparence de labyrinthe, il n'est pas possible de se perdre longtemps dans les ruelles tortueuses. Les petits artisans sont nombreux : boulanger qui cuit son pain ou petit réparateur de radio qui bricole avec des "bouts de ficelle" et les commerces sont regroupés par catégorie. Si l'on s'écarte un peu du quartier pour touristes on peut découvrir la réalité marocaine, bien plus intéressante que les boutiques à souvenirs.


L'arrière-pays de Casablanca est une région agricole que nous avons traversé par la RN 11, une belle route bien droite. Le ciel de mai était couvert, la température agréable. Le paysage n'est pas très photogénique.

Le plateau des Phosphates

Des tas de déblais gigantesques dans une steppe aride où quelques troupeaux cherchent un brin d'herbe, c'est la région de Khouribga. Les carrières de phosphates sont immenses et sont une importante ressource économique

.

En approchant de l'Atlas

C'est à une cinquantaine de kilomètres de Beni-Mellal qu'on commence à apercevoir les crêtes du Moyen-Atlas à travers la brume. Les canaux d'irrigation sont visibles au bord de la route sous la forme d'aqueducs en béton. On peut remarquer un intéressant sytème de siphon pour la traversée des routes. L'eau vient de la montagne et se répand sur tout le piémont, rendant possible la culture maraîchère et l'arboriculture. La plaine est à 500 m d'altitude, les sommets à plus de 2000 mètres (2411m pour le plus haut).
Nous quittons la route de Marrakech à Oulad-Moussa pour nous rendre à Ouaouizerth.

Page suivante : de Beni-Mellal à Ouaouizerht