Rougemont-le-Château

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Rougemont-le-Château est le chef-lieu d'un des cantons du département du Territoire de Belfort. Le village est situé au pied des Vosges du sud, à la limite entre la région de Franche-Comté et celle d'Alsace, au point de jonction de deux anciennes voies romaines dont l'une reliait Langres à Strasbourg en longeant le massif vosgien et l'autre venait de Belfort après avoir traversé Offemont. Son nom, à l'origine Rubromonte ou Rubens Mons ou Rotenberg ou encore Rothenburg en allemand, est dû à la couleur de la roche affleurant à cet endroit. En 1999 le village regroupait 1198 habitants.
Histoire

Fin du XIe siècle : fondation du prieuré de Saint-Nicolas dans la vallée qui porte ce nom.
Fin du XIIe siècle : construction par le comte de Ferrette du château-fort situé sur un éperon (Montagne des Boules, 736m d'altitude) dominant le village (photo ci-contre).
Milieu du XIIIe siècle : fortification du village de Rougemont et construction du 'Château-bas' si à l'emplacement de l'église actuelle. Bien que 'situé en Allemagne', Jean de Ferrette est vassal d'Othon, comte de Bourgogne.
1295 Jean de Ferrette fait don à son oncle Thiébaud de : '...mon châtel haut de Rougemont, mon châtel et ma forteresse sise dessous le châtel haut, la chatellenie...'.
1347 : Albert II de Habsbourg, archiduc d'Autriche, hérite de Rougemont et du comté de Ferrette à la mort de son épouse Jeanne de Ferrette. La seigneurerie de Rougemont restera autrichienne jusqu'à la fin de la Guerre de Trente Ans, en 1648.
En 1350 existe une chapelle dépendant de la paroisse d'Angeot.
Fin du XIVe siècle : siège et incendie du château-haut (photo ci-contre) par une bande de mercenaires conduite par Arnaud de Cervole (dit l' 'Archiprêtre') ou plus vraisemblablement par Enguerrand de Coucy. Les objets trouvés lors des fouilles de dégagement des ruines effectuées entre 1977 et 1990 par les bénévoles du foyer rural se trouvent au Musée d'Histoire de Belfort.
1620 : à la paroisse de Rougemont sont rattachés les villages de Romagny-sous-Rougemont et Leval ainsi que le hameau de Saint-Nicolas.
1696 : le fief de Rougemont revient au marquis d'Huxelles.
1852 : début de la construction de l'église actuelle, dédiée à Saint-Pierre. Les travaux s'achèvent en 1868.
1870 : le 2 novembre, au moment où la ville de Belfort est investie, des combats ont lieu sur la route de Rougemont à Masevaux, au lieu-dit 'Le Champ des Fourches' entre les gardes nationaux français et une troupe de Uhlans.
1871 : en conséquence de la signature du Traité de Francfort signé le 10 mai, Rougemont et les trois autres villages «francophones» Leval, Petitefontaine et Romagny sont détachés du canton de Masevaux pour constituer ce qui était à l'époque le plus petit canton de France avec 2681 habitants au recensement de 1881.
Le XIXe siècle voit le village s'industrialiser, comme la plupart de ceux du pays sous-vosgien situés sur des cours d'eau. D'abord un tissage mécanique de 250 métiers installé par Victor Ehrard vers le milieu du siècle qui fabriquait du calicot mais aussi une usine de pièces détachées pour l'industrie textile, quincaillerie, serrurerie, petite fonderie, une tuilerie et un four à chaux vers la fin du siècle. La séparation du Territoire de Belfort de l'Alsace en 1871 provoqua une arrivée massive d'Alsaciens qui refusaient la germanisation. La disponibilité de cette main d'œuvre et la volonté des industriels alsaciens de garder une tête de pont économique sur le territoire français favorisa l'implantation de nouvelles industries dans le Territoire de Belfort. En 1900 la population du village dépassait 2300 habitants pour un peu plus de 1200 en 2004.
1913 : Rougemont est relié à Belfort par le chemin de fer d'intérêt local. Cette voie métrique qui rejoint la ligne Belfort-Sentheim (Haut-Rhin) à l'embranchement des Errues aura un rôle capital pendant le conflit de 1914-1918.

Dans les environs

La chapelle Sainte-Catherine est située près des ruines du château-fort, sur le versant est de la vallée de Saint-Nicolas. De nombreux chemins forestiers permettent des randonnées intéressantes dans le massif. Le bâtiment actuel date de 1876, il a remplacé une chapelle faisant partie d'un ermitage existant déjà au XVème siècle. Les fondations de la Maison du moine (avec l'emplacement du poële et du four à pain) et la Source Sainte-Catherine sont visibles à proximité.
La statue de Sainte Catherine en bois polychrome du XVIII° siècle était bien mal en point quand les membres du foyer rural l'ont redescendue de la chapelle qui l'abritait. La vente de reproductions de vues anciennes de Rougemont a permis de financer en partie la restauration de la statue. C'est Francine Lanoix de Villars-les-Blamont qui lui a redonné sa grâce et cette jeunesse éclatante.

Points remarquables

- Château au pied du Mont Marty
- Ruines du Vieux Château
- Chapelle Sainte-Catherine
- Mont Marty (parcours botanique à reprendre)
- Hameau de St Nicolas : le couvent de Saint-Nicolas, la chapelle Saint-Nicolas et le Château Keller datent du milieu du XIXe siècle. Ils ont été construits par Emille Keller (1828-1909) qui fut élu député de Belfort à plusieurs reprises.
- Eglise de Rougemont
- Vierge libératrice : point de vue
- Monument dit du « Champ des Fourches » : point de vue
- Golf de Rougemont

Chemins de randonnée :

08 - Sentier de randonnée Rougemont - Leval (6,4 km)
09 - Circuit Rougemont - Saint-Nicolas (8,9km)
10 - Circuit Etueffont - Lamadeleine - Saint-Nicolas (12,1km)
11 - Circuit Rougemont - Romagny (8,4km)

Bibliographie : Le Vieux Château de Rougemont - site médiéval, sous la direction de Pierre Walter, aux Editions Deval à Belfort.




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