Sur les pistes
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Le fait de disposer d'un 4x4 permet d'accéder à des contrées sauvages interdites aux voitures de tourisme. Cette interdiction est justifiée par plusieurs raisons : passage de gués ou état de la route. Mais la non-interdiction ne signifie pas que n'importe quel 4x4 pourra circuler car certains gués sont vraiment risqués en toutes circonstances et d'autres plus modestes peuvent devenir infranchissables lors d'une crue provoquée par des précipitations exceptionnelles. Sur les pistes décrites ci-dessous et parcourues pendant la première quinzaine d'août 2014, les risques étaient vraiment très faibles et si nous n'avons pas tenté de franchir le gué au niveau du refuge du Landmannalaugar c'est uniquement parce que nous n'allions pas plus loin.
Avant de planifier un voyage il faut se souvenir que beaucoup de pistes ne sont ouvertes que quelques semaines par an, en général à partir de mi-juin.

La carte

Sur la carte suivante sont représentées les pistes que nous avons parcourues.



F208-F235

La F208 est relativement fréquentée car elle relie le centre de l'île avec la côte sud. En plusieurs points du tronçon, elle procure de beaux points de vue et traverse des coulées de lave recouvertes d'une épaisse couche de mousses et de lichens. Mais c'est en la quittant pour suivre la F235 que l'on traverse des paysages magnifiques pour aboutir à l'un des plus beaux sites d'Islande : le lac Langisjor qui vaut à lui seul le voyage.
 
 La F235 passe d'une plaine verdoyante à un plateau tout noir en quelques kilomètres.    Lac Langisjor. Au loin, à plus de 30km, le Vatnajökull.


F225-F208

Une des solutions pour rejoindre le coeur du Landmannalaugar et son refuge. La F225 traverse des paysages très variés, les gués sont aisés à traverser en période d'étiage.
 
 La F225 est fréquentée par toutes sortes de véhicules.    Il ne manque qu'un rayon de soleil pour que la montagne de rhyolite jette toutes ses couleurs.


F26

Un long voyage, même s'il ne représente que 200km environ, car on aura envie de s'arrêter dans un creux pour photographier une petite fleur ou sur une bosse pour admirer le paysage.
Long également car l'horizon est parfois à 150km et pourtant on a l'impression qu'on y sera une heure plus tard. C'est cette immensité de nature complètement vierge (à part la piste elle-même) qui est le plus impressionnant.
Aucun des gués traversés ne présentait de difficulté pour un "Jimmy". L'état de la route est bon sauf dans quelques montées (ou descentes) où les affleurements de roches obligeaient à passer en première.
Pour partir sans appréhension, le mieux est d'aborder le désert avec le réservoir plein et des vivres pour deux jours.
Une aventure très accessible dont on se souviendra longtemps.

 
 Des centaines de km² de caillasse avec des glaciers qui ferment l'horizon.    Mais le désert n'est pas si minéral qu'on le pense et dans cette végétation aux couleurs fluo vivent et se reproduisent des bécasseaux violets.


F261

Cette excursion nous a permis de prendre de la hauteur pour admirer les versants nord de l'Eyjafjallajökull et du Myrdalsjökull en traversant la région du Thorsmörk. Une piste pas très facile par endroit mais la seule difficulté que nous avons rencontrée était de savoir exactement où on était car nos trois cartes manquaient de précision. Le GPS de rando nous a un peu aidé.
 
 Cette montagne de forme conique est un repère dans le paysage. Elle se trouve en 63.791 , -19.354    Les cendres rejetées par l'Eyjafjöll en 2010 souillent encore la glace du Myrdalsjökull


F862

Cette piste permet de s'approcher des chutes de Dettifoss par l'ouest en venant du nord. Elle dessert aussi plusieurs chutes et endroits intéressants le long de la rivière Jökullsà à Fjöllum
 
     


F901-F907-F923-F910

La numérotation des routes dans ce secteur ne fait pas l'unanimité des éditeurs de cartes. Quoi qu'il en soit nous avons suivi le trajet reporté sur la carte Google-Map ci-dessus. Pas de difficultés particulières jusqu'à ce qu'on arrive au bout du segment en fond de vallée de Hrafnkelsdalur, au sud de Brù. D'abord un gué impressionnant mais qui n'a pas posé de problème et ensuite ça se complique un peu pour ne pas se tromper de piste puis pour monter sur le plateau. Avec le stratus, on pouvait vraiment se poser des questions mais tout s'est arrangé lorsque nous avons rejoint la "grande" route, la F910 devenant pratiquement un boulevard.

 
 La F923 (ou F910 selon la carte) traverse la Jökulsá á Brú sur un pont étroit.    Sur le plateau, la piste traverse des immenses secteurs désertiques.


F984

Un tout petit bout de piste qui permet d'atteindre la moraine frontale du glacier de Hoffell, le Hoffelsjökull, un coin superbe très peu fréquenté et d'où des randonnées faciles sont possibles.
 
 Les anciennes moraines sont colonisées par la végétation.    Dans le lac retenu par la moraine frontale, les énormes glaçons portent les traces d'éruptions très anciennes représentées par les couches de cendres alternant aves les couches de glace pure.





Liens

Etat des routes et pistes