Dixième jour : de Stewart à Quesnel
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Nous avons fait ce jour là notre plus grande étape : 833 km sans être particulièrement fatigués. A part le segment entre Prince George et Quesnel (rep. 8 et 12), nous avions déjà parcouru la route dans l'autre sens, ce qui ne constitue absolument pas un inconvénient car le point de vue en roulant est inversé et l'intérêt n'est pas émoussé. Cette grande étape n'est pas la plus longue à raconter, à part une courte visite au musée indien d'Hazeltone, nous n'avons pas fait beaucoup de pause-photo.

Les tapis de fleurs

C'est un des spectacles qui a le plus surpris les Français que nous sommes. Bien sûr, il y a les champs de coquelicots de Monet ou ceux de colza de nos campagnes, mais on ne peut pas rester de marbre devant les innombrables tapis de fleurs jaunes, rouges, blancs, violets ou bleus qui couvrent des ares de talus ou des hectares de prairie comme sur la photo ci--contre (marguerites).

Le village historique indien de 'Ksan

On ne peut guère dire que la visite mérite le détour. L'accès au site et au minuscule musée coûte 2 CAD et la visite guidée des deux maisons reconstituées dans leur intérieur est à une dizaine de dollars canadiens par personne. Comme nous n'avions pas le temps d'attendre la prochaine visite, nous nous sommes contentés de visiter le musée (15mn suffisent) et de faire quelques achats dans le magasin d'artisanat indien (jolies choses assez chères). Un dépliant en français nous est donné à l'entrée qui explique la signification des totems (mais non, ce ne sont pas des poteaux de torture !). Les maisons en bois pouvaient abriter plusieurs familles ( ben non, les indiens n'habitaient pas tous dans des tentes !).

 


Sur la route de Quesnel


Pour rejoindre le highway 16, la route passe sur un pont suspendu métallique qui surplombe un canon très profond. La chaussée est en fait un caillebotis au travers duquel on peut voir la rivière, 50 ou 70m plus bas. Impressionnant.
La route de Prince George à Quesnel aurait été sans surprise si un ours noir n'avait déboulé en courant à vingt mètres devant la voiture qui nous précédait. Heureusement qu'on ne roule pas vite car un choc avec une telle masse aurait été gênant pour tout le monde. C'était le troisième ours que l'on voyait ; celui-là non plus n'a pas attendu que mon camescope soit opérationnel pour disparaître dans la nature.
Nous sommes quand même arrivés à l'heure chez Anne et Rudy.

Onzième jour : Barkerville